Séance du club de lecture du 22 mars 2024

HUGH HOWEY, Silo
Dans ce roman post-apocalyptique, les hommes vivent dans une tour de 144 étages sous terre, cette terre étant devenue toxique et invivable. La société est très hiérarchisée, totalitaire ; les êtres vivent en vase clos. Les ouvriers et les gens du tertiaire sont tout en bas de l’échelle sociale et résident tout en bas dans la tour. Ceux qui contrôlent les données informatiques ont le pouvoir et maintiennent les autres dans l’ignorance. Ils ont établi un système d’emprise sur eux. Juliette, l’héroïne, est charismatique, elle a un vécu différent des personnes normales. Une certaine solidarité apparaît chez les personnages rebelles, comme elle. Une lectrice se demande pourquoi avoir reproduit dans cet univers tous les défauts de notre société ; le style ne lui semble pas fluide, mais assez lourd. Peut-être, ce roman de science-fiction est-il un peu daté ; cela fait penser à des ouvrages et des films des années 1970.

On peut se poser une question : est-ce normal que les êtres ayant échappé au désastre se retrouvent dans ces silos depuis plus de cent ans ? Des éléments positifs cependant : pour de la science-fiction, c’est plutôt réaliste. On nous parle d’une situation post-apocalyptique qui pourrait survenir sous peu. Cela ouvre des horizons, amène à réfléchir sur des faits concrets.

STENDHAL, lectures au choix
• « La Chartreuse de Parme »
Cette œuvre est devenue indigeste pour certaines lectrices, alors qu’elle leur avait plu, quand elles étaient plus jeunes, peut-être à cause du romantisme.
• Chroniques italiennes, « L’abbesse de Castro » évoque une histoire intemporelle d’amour contrarié.
• « Vanina Vanini » est une œuvre bien écrite ; c’est une histoire d’amour mettant en scène un carbonaro.
• « Le rouge et le Noir »
Pour certaines, c’est une écriture merveilleuse, elles ont aimé se replonger dans cette histoire. Le personnage de Julien n’apparaît pas forcément sympathique, de prime abord, à cause de son ambition démesurée, mais il est aussi touchant, car il est jeune, complexe, ambigu. En fait, il oublie souvent le rôle qu’il s’efforce de jouer et l’hypocrisie ne mord pas complètement sur sa nature profonde. La prison va lui permettre de se révéler à lui-même. C’est l’amour, en définitive, qui a le plus compté dans sa vie. Les femmes, dans ce roman, sont de belles héroïnes. Elles ont, chacune, une forte personnalité. Mathilde est changeante, déconcertante, un peu rebelle. Madame de Rênal veut vivre sa passion pour Julien jusqu’au bout.

Coups de cœur

  • Céline COULON, La langue des choses cachées
  • Joël DICKER, Un animal sauvage
  • Val Mc DERMID, Les suicidées
  • Joseph KESSEL, Les cavaliers
  • Ewald ARENZ, Le parfum des poires anciennes
  • Agnès BUZYN, Journal : janvier – juin 2020
  • Ian MANOOK, Aysuum
  • Véronique OVALDÉ, Femme en colère sur un banc de pierre
  • Laird HUNT, Zorrie
  • XINRAN, Baguettes chinoises
  • Virginie, DESPENTES Vernon Subutex
  • Jean-Baptiste ANDREA, Veiller sur elle

Prochaines lectures

  • Marguerite YOURCENAR : Une œuvre au choix

L’Œuvre au Noir ou Mémoires d’Hadrien ou Le tour de la prison

  • Isabelle EBERHARDT : Ecrits intimes

PROCHAINE SÉANCE : VENDREDI 24 MAI 2024 AU TRIBUNAL

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