Seance du club de lecture du 20 septembre 2024

Note

Le 17 janvier 2025, il faudra se réunir en salle 6, la salle 13 étant indisponible, ce jour-là.

KAFKA, Lettre au père (1919) :
Une lectrice a eu du mal à entrer dans la lecture de cette lettre car l’écriture et la traduction l’ont déroutée. Etant allée rechercher des éléments dans la biographie de l’auteur, elle a trouvé alors la lecture plus fluide et même intéressante. Finalement, cette lettre qui n’a pas été remise au père n’est pour elle, qu’un cri d’amour. D’autres lectrices ne sont pas d’accord et voient tout d’abord un règlement de comptes, c’est plutôt, pour elles, un réquisitoire contre un père tyrannique qui dénigre ses enfants. La lettre recherche comme un scalpel les éléments qui permettent d’expliquer la relation conflictuelle de Kafka avec ce père despotique dont les propos blessants ont eu des répercussions graves sur lui. Cela explique ce que le narrateur est, ce qu’il est devenu : il se dépeint comme aliéné, il se juge inapte à la vie, malheureux, se sent en permanence coupable. C’est un très beau texte mais difficile, déroutant au début, c’est une « lettre-défouloir » qui mérite d’être étudiée. La plupart des lectrices citent d’autres œuvres de KAFKA telles que la Métamorphose, le Procès, le Château, et soulignent l’aspect oppressant de l’univers de cet auteur.

Italo CALVINO, Lectures au choix
Ont été évoquées diverses œuvres.

Le Vicomte Pourfendu
C’est une belle fable ; qui a fait sourire bien des fois une lectrice.

Le chevalier inexistant
Ce chevalier, contemporain de Charlemagne n’a aucune consistance corporelle ; la cuirasse dans laquelle il est censé se trouver est complètement vide, mais ce personnage a quand même une certaine aura, un certain charisme. Il intervient dans le déroulement et la conduite des combats. Ce personnage représente, en fait, une sorte de « coquille vide » pour d’autres lectrices, il ne fait qu’exécuter parfaitement des ordres, il joue un rôle, il est un peu robotisé mais il n’a pas vraiment d’identité, de conscience. Il s’agit aussi d’un être baroque dans un univers surréaliste.

Marcovaldo ou les saisons en ville (1963)
Il s’agit d’un recueil de nouvelles. Le protagoniste qui fait le lien entre celles-ci est Marcovaldo, un manœuvre très pauvre, père de six enfants, qui tente de survivre dans un univers urbain souvent hostile. Le personnage fait penser à Charlot, il a des côtés burlesques, il attire notre attention sur des petits riens de la ville. C’est un rêveur, un roi de « la combine » qui cherche à trouver dans la ville des espaces verts qui pourraient lui rappeler la nature. Il lui arrive des aventures souvent saugrenues ; cet ouvrage est assez réjouissant à lire. L’écriture est soignée :  l’auteur utilise du passé simple, des imparfaits du subjonctif mais dans les dialogues il reproduit à merveille le langage familier populaire de Marcovaldo et de sa famille, les deux registres de langue se marient parfaitement bien.

Coups de cœur de la séance

Voir tableau


Prochaine lecture
Un ouvrage de Marcel PAGNOL au choix
Cité de verre de Paul AUSTER (Premier livre de la trilogie new-yorkaise qui n’existe en livre de poche que regroupé avec les deux autres romans de la trilogie, peut être remplacé par « Lulu on the bridge », polar fantastique qui, lui, est édité en poche (8,20 € – 260 pages).

Prochaine séance
Vendredi 22 novembre 2024   9H45

Le catalogue

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